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Originaire des Laurentides, Geneviève Dagenais est une artiste sculpteure basée à Montréal (Tiohtià:ke). Appuyée par la Bourse Dale & Nick Tedeschi Studio Arts Fellowship et le Graduate Studio Arts Advisory Committee Award, elle poursuit actuellement sa Maîtrise en Beaux-Arts (Sculpture and Ceramics) à Concordia. Elle détient un Baccalauréat en Arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal (2022) où elle reçoit le Prix d’excellence Thomas Corriveau et Mario Côté ainsi qu'une bourse du Fonds de la Faculté des arts. Son travail a été présenté à Artch en 2021 où elle reçoit le Prix Coup de cœur Loto-Québec, puis à Arprim (2022) où elle obtient le prix pour la relève Albert-Dumouchel. Son travail a été soutenu par le CALQ – Conseil des arts et lettres du Québec puis exposé à l’occasion de multiples expositions collectives, notamment à Circa Art actuel, au Centre d'art Diane Dufresne, à Espace sensible à Gatineau, à la Place des Arts de Montréal et au Livart.

 

En 2024, elle présente son travail à la Galerie Cache à l’occasion de l'exposition À marées latentes en duo avec l’artiste Alice Zerini-Le Reste. Elle présente ses plus récentes recherches dans le cadre de son premier solo Ombre portée au Musée d'art contemporain de Baie-Saint-Paul (21.06.25 - 07.09.2025).

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Crédit Photo. Mathilda Rubio

Artiste sculpteure, Geneviève Dagenais explore les notions d’empreinte et de transmutation principalement à travers la céramique et le textile. Elle s’intéresse aux charges sensorielles, affectives et symboliques de ces médiums associés au domestique et aux savoirs féminins afin de susciter une expérience charnelle des objets. Sa pratique repose sur une relation incarnée à la matière, où le corps agit à la fois comme outil, mesure et espace affectif.

Inspirée par les approches somatiques et féministes constructivistes, Geneviève développe un dialogue étroit entre l’objet sculptural et le corps. Ses sculptures aux propriétés anthropomorphiques établissent des analogies avec l’anatomie par les plis, les tensions, les enveloppes et les cavités. Ce sont des formes à­ mi-chemin entre figuration et abstraction qui interrogent la manière dont le « je » féminin existe et se construit dans l’espace social, physique et politique. Par l’objet, elle situe notre rapport à la gravité, au poids, à la pression et à l’équilibre.

Ses œuvres agissent comme des corps sensibles, porteurs de traces, de vulnérabilité et de mémoire. En sollicitant les perceptions tactiles, kinesthésiques et proprioceptives, elle active la mémoire corporelle en nous engageant dans une expérience à la fois physique et affective.

Par la manipulation des matériaux dans leurs états transitoires — entre rigidité et malléabilité, permanence et éphémère — elle utilise la couture et le moulage pour capter l’empreinte de gestes et de passages. Ces processus rendent visibles les transformations de la matière et témoignent de ce qui se perd, persiste et se transforme. Inscrites dans la fragilité des surfaces, les traces de transformations matérielles révèlent une relation étroite entre corps, matière et mémoire.

Le travail de Geneviève se trouve ainsi l’intersection de la phénoménologie du corps vécu, des approches somatiques et d’une pensée affective de l’objet, là où la matière agit comme un espace d’inscription du corps féminin, du temps et de l’affect.

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